Tous les Genevois le savent, le Jeûne genevois est un jour férié célébré le jeudi qui suit le premier dimanche de septembre. La...
Soutenir l’économie pour garantir les emplois
Situation actuelle
L’emploi dépend de l’économie. Lorsque l’économie est forte, le taux de chômage est bas ; lorsque l’économie trébuche, le chômage augmente. Quand une entreprise décline, ce sont d’abord ses employés qui subissent les conséquences. Ainsi, le soutien à l’économie garantit les emplois.
L’économie genevoise, c’est d’abord 261’000 emplois, dont environ 85 % dans le secteur tertiaire. Le secteur financier à lui seul emploie environ 32’000 personnes, soit 12 % du total.
L’économie genevoise, c’est aussi 26’000 entreprises qui nourrissent et dépendent du tissu économique, lui-même à la fois dynamique et fragile. Genève n’est pas épargnée par la crise économique mondiale, d’autant que ses principaux partenaires commerciaux, les Etats-Unis et l’Union européenne, ont déclaré la guerre à la place financière helvétique en demandant l’abolition du secret bancaire.
Les Etats-Unis et l’Union européenne exigent aussi la modification de notre système fiscal qui a le mérite d’attirer à Genève un nombre important de sociétés internationales, qui emploient ensemble 56’000 personnes. Leur départ serait une catastrophe pour l’économie, l’emploi, l’équilibre des finances et le rayonnement de notre ville.
Avant la crise, le taux de chômage à Genève était le double de la moyenne suisse. De 5,5 % en septembre 2008, il est passé à 6,7 % en juin 2009; les autorités prévoient qu’il atteindra 7,5 % voire 8 % en 2010 (soit 16’000 à 20’000 chômeurs).
C’est le moment où il faut se montrer adaptable, flexible, proactif. C’est le moment où il faut soutenir nos PME et artisans, non pas financièrement mais en les libérant des lenteurs administratives, des réglementations excessives et tatillonnes, de tout ce qui entrave directement ou indirectement le dynamisme des entreprises.
Il faut compenser la perte d’attractivité de la place financière due à l’affaiblissement du secret bancaire en aidant nos institutions financières à être plus performantes et concurrentielles. Mais il faut aussi soutenir nos PME et nos artisans, de même que les entreprises actives dans les secteurs primaire et secondaire, en encourageant une agriculture de qualité qui met en valeur les produits de notre terroir et en soutenant les industries modernes, compétitives et innovantes.
Pour que les entreprises internationales, qui emploient presque une personne sur quatre à Genève et génèrent des milliers d’autres emplois indirects, restent et continuent de s’implanter à Genève, les conditions administratives, juridiques et fiscales ainsi que la qualité de vie doivent être renforcées.
Enfin, il faut débloquer tous les projets pourvoyeurs d’emplois qui sont paralysés, comme la traversée de la rade, le CEVA et l’agrandissement de l’OMC ainsi que les projets privés, plus modestes mais collectivement tout aussi urgents. Le meilleur moyen de protéger les emplois est de faire de Genève l’endroit du monde où il est le plus facile d’établir et de faire prospérer une entreprise, et où la qualité de vie est exceptionnelle.
Assouplir les réglementations pour libérer la créativité et créer une dynamique
Les Libéraux s’engagent à :
- Développer et soutenir les atouts de l’économie genevoise : banque, finance, horlogerie, organisations internationales, tourisme, PME, industrie de pointe.
- Soutenir l’agriculture en mettant en valeur les produits du terroir, ainsi que les industries modernes, non polluantes, qui sont compétitives et innovantes.
- Améliorer la fiscalité des entreprises pour qu’elle soit identique pour les sociétés suisses et étrangères (afin de mettre fin aux critiques de l’Union européenne) tout en restant attractive pour les sociétés étrangères.
- Inciter par des mesures fiscales les créations d’entreprises et les investissements dans les jeunes sociétés (start-up).
- Accueillir des entreprises novatrices et start-up en facilitant les contacts entre l’économie privée et l’université, le CERN, les HES et les organisations internationales.
- Attirer et garder les grands contribuables qui assurent l’essentiel des recettes fiscales et permettent aux autres contribuables de payer moins d’impôts.
- Amender la taxe professionnelle communale pour qu’elle ne soit plus un impôt sur l’emploi.
- Défendre le secret bancaire.
- Soutenir les efforts d’adaptation et de diversification de l’agriculture.
- Soutenir les actions favorisant l’embauche et décourageant les licenciements.
- Stimuler la mobilité professionnelle dans le cadre de la recherche d’emploi.
- Encourager les sites de formation permettant une reconversion professionnelle lorsque c’est nécessaire.
- Pour les jeunes, encourager les entreprises à offrir des places de stage (éventuellement rétribuées par les allocations de chômage).
- Améliorer l’attractivité de Genève pour les sociétés étrangères et les organisations internationales (circulation fluide, accessibilité optimale, offre de logements, école de qualité, sécurité et fiscalité compétitive).
- Etudier la possibilité d’accorder un « crédit d’impôts » aux entreprises qui augmentent leur effectif d’employés pendant les deux ans à venir.
- Assouplir les horaires d’ouverture des commerces pour les rendre plus concurrentiels (surtout vis-à-vis de la France) et arrêter la suppression des places de parking à proximité.
- Faciliter l’emploi des femmes en diversifiant les modes de garde des jeunes enfants et en adaptant les horaires des écoles.
- Combattre le travail au noir et permettre en contrepartie la déductibilité des chèques-service.
- Alléger les charges sociales des entreprises pour les moins de 30 ans et les plus de 55 ans.
Donner la priorité à l’emploi

